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[...] Je voudrais au moins qu'alors même que
je te cerne de mes bras multiples,
tu t'éprouves enfin libre, comme à la
lisière d'un grand pays désert rongé de lumière, aux horizons dissous,
à la
lisière de toute entreprise, de toute aventure, de toute audace, de toute
errance, au seuil de tous les possibles, d'un royaume sans lois ni cités...
A
l'orée d'une plage où chacun de tes désirs se résolve en un surcroît de
soleil. Comprends-tu?
Mireille Sorgue - Extrait de "Lettres à l'Amant" Tome I
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mercredi 26 novembre 2014
Au seuil de tous les possibles
Avril 1963
mardi 21 octobre 2014
François Solesmes - L'Amante
[...] Je nous regarde, mais c'est toi que je vois autour de nous comme un ciel de bonne volonté couleur de fleur de bourrache; toi que je vois disposant sur nos marges, de la voix et du geste, les noix fraîches et le pain d'épices.
François Solesmes - L'Amante

dimanche 19 octobre 2014
Soleil mal éveillé
Vendredi [15 novembre 1963]
"Portrait du doge Loredan" par Carpaccio - Maremma "Venise des Syrtes"
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| "Portrait du doge Loredan" par Carpaccio (Bergame,coll.privée) |
Mercredi matin [9 octobre 1963]
[...] Cette
couverture du numéro d'été de Galerie des Arts me fit un grand effet, m'incitant à la rêverie en même
temps qu'elle me causait un malaise imprécis. Allusion au Rivage
des Syrtes. Je viens à peine à cet
instant de comprendre pourquoi j'établis spontanément une correspondance entre
les deux œuvres: ce fond liquide en arrière de la tête du doge m'évoquait
Maremma, « Venise
des Syrtes» (et ce, avant que j'aie appris que Carpaccio était un peintre
vénitien). Le profil incisif s'impose sur l'ombre comme chez Vanessa le
portrait de Piero Aldobrandi -et c'est la même insistance du regard, le même
cynisme empreint dans le sourire. Je crois aussi que la figure du doge Loredan , m'évoque
celle du vieillard Danielo -Juge plutôt:
"Une acuité brusque sembla traverser un instant le sourire de bienveillance...Il ne paraissait nullement pressé de s'asseoir, et, planté devant moi très immobile dans le contre-jour des fenêtres maintenant tout à fait pâlies, semblait jouer avec quelques complaisances, en homme qui ne néglige rien de ses avantages, de la silhouette étrange et haute qui me surplombait...la tension dans l'immobilité de la figure qui m'observait, flexible pourtant et presque élégante sous la longue robe du Conseil, avait quelques chose d'oppressant"
Même lumière aquatique,éclat de trésors immergés...[...]
L'évocation du vieillard Danielo est tirée du dernier chapitre du Rivage des Syrtes de Julien Gracq.
Mireille Sorgue - Lettres à l'Amant - Tome 2
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| Maremma "Venise des Syrtes" |
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Jean-Paul de Dadelsen - la voix du silence
" Je serai désormais la voix du silence,
l'ombre à votre gauche les jours de grande lumière,
le son des pas sur les cailloux,
le temps qui passe et passe si lentement, si vite,
je suis votre silence et ce qui est autour, je suis
votre silence dans ce qu’il a rarement de plus profond."
Jean-Paul de Dadelsen
je suis votre silence et ce qui est autour, je suis
votre silence dans ce qu’il a rarement de plus profond."
Jean-Paul de Dadelsen
Marguerite Yourcenar - Vous ne saurez jamais
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| le lac des Montagnès ,en Montagne Noire, à quelques kilomètres au sud de Mazamet |
Vous ne saurez jamais
Vous ne saurez jamais que votre âme voyage
Comme au fond de mon cœur un doux cœur adopté ;
Et que rien, ni le temps, d’autres amours, ni l’âge,
N’empêcheront jamais que vous ayez été. ...
Que la beauté du monde a pris votre visage,
Vit de votre douceur, luit de votre clarté,
Et que ce lac pensif au fond du paysage
Me redit seulement votre sérénité.
Vous ne saurez jamais que j’emporte votre âme
Comme une lampe d’or qui m’éclaire en marchant ;
Qu’un peu de votre voix a passé dans mon chant.
Doux flambeau, vos rayons, doux brasier, votre flamme,
M’instruisent des sentiers que vous avez suivis,
Et vous vivez un peu puisque je vous survis.
Marguerite Yourcenar (Recueil : Les charités d'Alcippe - Sept poèmes pour une morte - 1929)
Vous ne saurez jamais que votre âme voyage
Comme au fond de mon cœur un doux cœur adopté ;
Et que rien, ni le temps, d’autres amours, ni l’âge,
N’empêcheront jamais que vous ayez été. ...
Que la beauté du monde a pris votre visage,
Vit de votre douceur, luit de votre clarté,
Et que ce lac pensif au fond du paysage
Me redit seulement votre sérénité.
Vous ne saurez jamais que j’emporte votre âme
Comme une lampe d’or qui m’éclaire en marchant ;
Qu’un peu de votre voix a passé dans mon chant.
Doux flambeau, vos rayons, doux brasier, votre flamme,
M’instruisent des sentiers que vous avez suivis,
Et vous vivez un peu puisque je vous survis.
Marguerite Yourcenar (Recueil : Les charités d'Alcippe - Sept poèmes pour une morte - 1929)
mercredi 15 octobre 2014
Derborence - Charles ferdinand Ramuz
« Car
enfin qu’est-ce qu’un homme dans la nature ? Un néant à l’égard de
l’infini, un tout à l’égard du néant, un milieu entre rien et tout
[…]. »
Blaise Pascal, Pensées
Derborence
Histoire merveilleuse des relations entre l’homme et la montagne.
Le cloître des Augustins
Dimanche [3 février 1963]
[...] Ce soir, j'ai vu sous la neige le cloître des Augustins, aux longs cyprès se profilant entre les rosaces de pierre, désert et sans oiseau. Un moment, j'ai erré entre les chapiteaux et les gargouilles, les statues d'apôtres et les gisants démesurés. Mais ces figures de pierre me donnaient froid, alors je suis rentrée chez nous.
dimanche 12 octobre 2014
Dans chaque mot, il y a un oiseau...
Dans chaque mot, il y a un oiseau aux ailes repliées qui attend le souffle du lecteur pour s'envoler"
Solange Sudarskisjeudi 9 octobre 2014
Toulouse, la villle rose
Une ville, des lieux que Mireille a bien connus...
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